Dans un univers façonné par des dragons divins, ou moult races et magies se côtoient, venez prendre part a la grande fresque de cet univers (NC-18 pour les thèmes abordés)


Eliel Arkanea, dragon mage noir

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Vagabond



   
Eliel
   Ft AdventDeo - Dragon Hybrid from DeviantArt


   
Informations

   
Âge du personnage : 20 ans
Race du personnage : Dragon
Sexe du personnage : Masculin
Classe du personnage : Mage noir
Métier du personnage : Aucun métier fixe. Parfois chasseur, cuisinier, prostitué, mercenaire.
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Votre groupe : Civil
Votre allégeance : Vagabond

Code du règlement : Validé par Ellês


   
Physique
Un peu comme pour son caractère, on peut retrouver une dualité dans l'apparence d'Eliel. Il a une peau blanche et très pâle qui contraste fortement avec la couleur noir de jais de ses écailles de dragon et de ses petits yeux obscurs. Elle s'accorde cependant plutôt bien avec ses cheveux mi-longs, eux aussi totalement blancs en tendant vers une couleur argentée.

Malgré son statut de mage noir, Eliel est, du haut de son mètre nonante et de ses quatre-vingt-cinq kilos, plutôt bien bâti ce qui se constate assez facilement étant donné qu'il est généralement assez peu habillé. Il porte le plus souvent le bas de tuniques en tissu ; abandonnant très souvent le haut pour se promener torse nu et ainsi montrer ses pectoraux saillants et ses abdos finement sculptés. Il ne se sépare jamais, cependant, de la longue écharpe marron qu'il porte même en cas de météo ou de climat chauds.

Eliel affiche clairement et fièrement son appartenance à la race draconique et laisse ainsi apparaître - en plus de ses écailles sur ses avant-bras, son dos, ses mains et ses jambes - ses deux cornes courbées sur la tête ; ses ailes sombres, elles aussi cornues sur le haut ; la grande corne jaillissant de son épaule droite et sa queue pointue qui prolonge sa colonne vertébrale.

Enfin, plusieurs tatouages peuvent être vus sur la partie supérieure du corps d'Eliel. Sans signification particulière, ils recouvrent la partie droite de son torse, ses deux bras et une petite partie de son visage, au niveau de sa joue droite. Il peut aussi porter l’un ou l’autre médaillon attaché à une chaine autour de son cou et qu’il laisse tomber sur son torse.

Sa forme draconique le change tout de même assez considérablement. Doublant de taille et triplant de volume, son corps est alors majoritairement recouvert d'écailles noires comme le charbon à l'exception de l'intérieur de ses larges ailes, qui prennent alors la couleur de sa peau... Qui sous cette forme, abandonne le blanc immaculé pour une couleur d'un rouge vif. La tête d'Eliel s'allonge et prend une allure plus reptilienne, et ses petits yeux noirs deviennent vert émeraude en s’agrandissant. Ses courts ongles au pieds et au mains grandissent pour devenir de puissantes griffes. Il ne porte évidemment aucun vêtement sous cette forme.


   
Caractère
Eliel est un peu particulier. A la fois mature et à la fois très enfant, il peut être surprenant voir déroutant quand on ne le découvre… Et même encore parfois quand on le connaît. Il est assez franc dans ce qu’il pense et ce qu’il dit que ça soit pour le positif ou le négatif. Bien qu’il puisse les respecter quand c’est nécessaire ou qu’il en éprouve l’envie, Eliel est peu soucieux des codes conventionnels ou de la bienséance et aime être libre.

Il est très fier d’être un dragon et l’affiche généralement à la vue de tous en laissant apparaître de nombreux traits draconiques dans son apparence. Il supporte mal qu’on critique les dragon ou qu’on les craigne et voit ça comme une forme de racisme qu’il désapprouve et condamne fermement. Il fait moins grand cas de sa pratique de la magie noire qu’il sait être mal vue. Il la voit surtout comme un moyen de s’en sortir en cas de besoin.

Eliel est aussi très fier de son corps qu’il prend soin d’entretenir. Il a un petit côté exhibitionniste et autant cela ne le dérangerait pas outre mesure de se promener nu, autant il pense aussi qu'il faut garder un peu de mystère. En gardant ce qu'il faut de couvert, on attise beaucoup mieux ! Et puis, parfois, en société ça peut attirer des ennuis et Eliel ne court pas après.

S’il attache une certaine importance à son apparence physique il est aussi très attentif à celle des autres… Principalement celle des individus masculins. Eliel est, en effet, gay et, tout comme pour sa nature draconique, ne s’en cache absolument pas et l’assume pleinement. Il est actif sur le plan sexuel mais ne s’attache pas émotionnellement.

Eliel dispose aussi d’un très grand appétit et aime beaucoup manger. Bien qu’il puisse manger un peu de tout, c’est surtout la viande qu’il apprécie par dessus tout. Traumatisé par la faim ressentie dans ses jeunes années, il entend bien « rattraper » le retard accumulé et, en cas de nécessité, n’a pas hésité à manger jusqu’à des humains. Il ne pourra cependant pas avaler de rats pour lesquels il éprouve une réelle aversion au niveau gustatif. Enfin, son met préféré est et restera probablement le griffon qu’il est capable de manger en un seul repas.

Eliel a renié son pays d'origine pour lequel il voue une profonde haine. Il ne se sent cependant nulle part dans « son » pays mais partout « chez lui ». Il aime sa liberté et n'a pas vraiment pris le temps de se demander de quel pays il voudrait être un citoyen.

Enfin, Eliel est fortement curieux bien que très peu instruit. Il se laisse actuellement vivre au fil de ses divers voyages.


   
Histoire
Bien que la période couvre à peu près ses cinq premières années, Eliel se souvient peu de sa prime enfance passée avec ses parents, quelque part dans une petite vallée verdoyante, reculée et très calme du pays de Khien. Il n’a que quelques souvenirs vagues de ce qui était pour lui, du moins dans son esprit, parmi les plus heureux moments de sa vie.

Bien sûr, ça n’empêchait pas le petit dragonnet qu’il était alors d’avoir des soucis de son niveau. Déjà franc et curieux, il suivait ses envies et se faisait souvent mal en essayant diverses acrobaties ou en essayant de voler trop tôt ou trop longtemps. Combien de bosses et d’égratignures n’a-t-il pas infligé à son corps encore peu protéger par les écailles à cause de cailloux mal placés ? A croire que ces derniers se mettaient exprès sur sa route. Il essayait aussi de chasser, essentiellement des rongeurs, mais ses réussites étaient proches de zéro et devait se contenter de ce que ramenait ses parents ce qui suffisait amplement malgré l’appétit déjà grand du jeune Eliel.

C’est durant cette période qu’il apprit le Valar, la langue draconique que parlent les dragons et les rudiments de la langue commune que ses parents savaient parler. Le langage est d’ailleurs une des choses qu’il a conservées en mémoire avec son prénom et le fait qu’il soit un dragon. Déjà à cette époque, ce dernier point était pour lui une sorte de fierté sans qu’il sache trop pourquoi. C’est de cette fierté qu’Eliel tient son attitude à laisser apparaître, tant que possible, ses traits draconiques lorsqu’il est sous sa forme humaine.

Le reste est nébuleux. Il ne se souvient plus du nom de ses parents. Il se remémore seulement que sa mère était douce, gentille, protectrice et que son père lui, était fort, intimidant, fier. Eliel ne croisait aucun membre d’une autre peuplade. Ou, tout au moins, n’a aucun souvenir d’en avoir croisé. Il n’y avait que ses parents, les animaux, la vallée et lui. Ses parents lui parlaient parfois des autres peuplades le mettant en garde quand il le fallait sans forcément dramatiser la situation. Tout au plus insistaient-ils de manière plus prononcée sur une certaine sorte d’horrible chasseur cherchant à se faire des bottes en cuir de dragon. La cible favorite de ces êtres sans cœur semblait, de surcroît, être les dragonnets noirs comme le pauvre petit Eliel. Cette terrible histoire est, étrangement, restée gravée dans sa mémoire et constitue la seule raison pour laquelle il ne porte jamais de bottes.

Malheureusement, les choses n’allait pas rester aussi idylliques qu’elles ne l’étaient. Aux alentours du cinquième printemps d’Eliel, ce ne sont pas des chasseurs mais des mages noirs qui envahirent les lieux où la famille avait habitude de vivre. Ils vinrent en nombre et une bataille s’engagea bien que le dragonnet ne comprenne pas trop ce qu’il se passait. Il essaya d’aider au combat mais bien trop jeune et trop petit fut rapidement maîtrisé. Pire, ses adversaires avaient maintenant un moyen de pression sur ses parents et n’hésitèrent pas à s’en servir lâchement.

Ils se rendirent afin que leur fils soit épargné. Mais les envahisseur n’avait apparemment pas besoin des adultes où estimaient qu’ils seraient trop difficile à gérer et, sans le moindre sentiment, les assassinèrent donc par égorgement sous les yeux même de leur progéniture. Cet événement hautement traumatisant est ce qui a déclencher le refoulement de la majorité des souvenir de l’enfant et explique qu’il ne garde plus aucun souvenir d’eux : cette dernière image revenant tout le temps le hanter n’était pas supportable pour l’être encore fragile qu’il était et son cerveau fit la seule chose en son pouvoir pour s’en protéger : faire le vide pour oublier. Tout pour ne pas se souvenir. Son enfance fut comme scellée dans les tréfonds de son esprit. L’image de ses parents fini par disparaître complètement et le jeune dragon ne garda plus en tête que les impressions qu’il avait d’eux.

Le reste de l’enfance d’Eliel fut beaucoup plus sombre. Il fut mis en cage dans une pièce qui semblait sous le niveau du sol. Son exploration lui fit remarquer des traces de brûlure ici et là ainsi que des ossements de rats qui semblaient nombreux dans les parages. Une chose qui se révélerait intéressante pour le dragonnet qui compensa le manque de nourriture donné par ses geôliers avec les rongeurs qu’il attrapait et dévorait à la moindre occasion.

Outre la faim et la qualité médiocre de l’eau qu’on consentait à lui octroyer, sa vie fut des plus difficiles ; le mage qui le retenait prisonnier ainsi que certains de ses amis maltraitaient souvent le jeune dragon… Quand ils n’abusaient pas de lui. A la moindre occasion, on lui répétait qu’il était aussi noir à l’intérieur qu’il ne l’était à l’extérieur. Ou alors qu’il devait juste se contenter d’obéir.

Eliel faillit d’ailleurs basculer tout comme sa santé psychologique. Mais lui rappeler qu’il était noir lui rappelait qu’il était un dragon noir. Et qu’il s’appelait Eliel. Il finit par s’accrocher à cette phrase toute simple « Je suis Eliel. Je suis un dragon. » Et il se la répétait mentalement avec force dans les moments les plus difficiles et les plus insupportables. Le conflit entre le martellement de ses bourreaux et son propre martellement exacerba la volonté d’Eliel.

Il se surprit à alors se faire des promesses comme celles qu’on ne le toucherait plus sans qu’il ne le décide. Qu’il mangerait autant qu’il le souhaiterait. Il ne savait pas vraiment s’il s’en sortirait et n’y pensait pas réellement, trop occupé à lutter contre le matraquage tant corporel que moral, les sévices, les abus et la faim. Mais ces promesses, projetées dans le futur, le faisait inconsciemment à sa place et furent salvatrice. L’espoir, même sous-jacent, d’un avenir radieux permis au dragon de ne pas céder.

Pour une raison inconnue qui échappe encore à Eliel, le mage noir qui le gardait lui inculquait la magie. Il ne voulait pas l’apprendre au départ. Mais… Il avait déjà trop d’autres luttes à mener. Et quand il réalisa que ça pourrait lui être utile pour pouvoir se défendre ou même attaquer, il décida d’y accorder un peu d’intérêt. C’est aussi à cette période qu’il perfectionna son usage de la langue commune, indispensable à la communication vu que le mage ne lui parlait qu’en cette langue.

Il resta ainsi prisonnier plusieurs années. Au bout d’un moment, il vit de moins en moins de monde. Il restait cela dit plus calme et plus stoïque qu’avant au fur et à mesure qu’il grandissait. Non pas que sa volonté s’était affaiblie mais plutôt qu’il avait compris que l’opposition physique ne menait à rien et qu’il valait mieux se concentrer sur le mental.

L’âme d’Eliel n’était pas noire. Mais c’était celle d’un dragon noir. Il était Eliel, un dragon noir, comme il se le répétait tant. A chaque fois, bien qu’elle ait changée avec l’âge, c’est sa voix d’enfant qui résonne dans sa tête pour énoncer cette réplique. Son enfance avait été scellée, oui. Mais pas détruite et c’est cette âme innocente qui lui parlait alors.

Avec le temps, il subissait moins de sévices physiques. Apparemment, d’après ce qu’il avait pu comprendre, son « maître » voulait que son « esclave » ne soit pas « trop abîmé » ce qu’Eliel trouvait particulièrement absurde au vu de ce par quoi il l’avait fait et le faisait encore passer. Cela dit, pas au point de regretter ces moments de torture et d’abus qu’il ne risquait malheureusement pas d’oublier. Ce qu’il déplorait, par contre, c’était le manque de nourriture.

La quantité par jour n’avait pas augmentée. Mais l’appétit du jeune dragon avait grandi avec l’âge et, même en compensant avec les rats ou souris qui faisaient l’erreur constante de passer à sa portée, il avait constamment faim. Probablement un moyen de limiter ses pensées, alors trop tournées vers se besoin primaire inassouvi. Ce qui était efficace, il y pensait souvent pour rester à l’affût d’un éventuel rongeur bien qu’à force, un dégoût prononcé pour la saveur de ces bestioles se développait chez lui.

La plupart du temps, il restait enfermé dans la cage, excessivement solide. Eliel avait bien essayé de s’en évader mais ni son souffle naissant ni ses coups n’avait fonctionné. Parfois, on le faisait sortir en s’assurant qu’il soit enchaîné. Là encore, il n’y avait pas moyen de briser les chaîne et le geôlier s’assurait toujours de pouvoir lutter contre le feu d’Eliel. Cela passait par la pose d’une sorte de muselière s’il n’avait pas besoin que ce dernier parle. Là encore, l’origine d’une des aversions d’Eliel pour les enfermements et, au contraire, de son amour de la liberté.

C’est au cours d’une de ces rares périodes de sortie de cage qu’Eliel réalisa que sa queue n’était jamais prise en considération, ni par lui qui quand il était arrivé, n’avait pas l’habitude de l’utiliser en raison de sa trop petite taille ni par la mage pour une raison inconnue. Négligence ou excès de confiance ? Peu importait au jeune dragon : à l’instant même où cette évidence illumina enfin son esprit, il s’en servit pour enserrer la gorge du mage noir. Ainsi privé de parole, il ne pouvait pas riposter avec sa magie et ainsi privé d’air il finit par rendre l’âme… Bien qu’Eliel prit tout son temps avant que ça ne survienne laissant son ancien « maître » agoniser aussi longtemps que possible.

Il se libéra avec les clefs qu’il trouva sur l’homme et le dévora en grande partie sans joie mais sans la moindre hésitation. Il ne savait pas trop si les rats mangeaient ou pas de la viande, mais il laissa les restes là. Il n’avait plus vu les « amis » du mage depuis un long moment mais il ne voulait pas être sur les lieux, à côté du cadavre, s’ils décidaient de revenir. Il sortit de la pièce, puis du bâtiment.

La sortie fut un choc des plus inattendus pour lui. Après avoir passé plus de douze ans dans un endroit sombre et confiné, le monde extérieur l’oppressa. L’air y était bien plus pur mais sa quantité semblait vouloir l’étouffer. La lumière du soleil était chaude mais lui brûlait les yeux. L’horizon était plein de promesses mais aussi menaçant qu’il était éloigné.

Pris d’un vertige, il dû patienter un moment le temps de s’habituer. Il n’y parvint cependant pas suffisamment avant de voir un groupe de personnes approcher. Eliel ignorait qui ils étaient mais n’avait guère envie de le découvrir. Il s’envola tant qu’ils étaient encore assez éloignés et se contenta d’aller le plus loin possible. Toujours dans la même direction. Sans se retourner.

Mais il était fatigué, toujours pas accommodé au monde ouvert et son estomac protestait contre le soudain apport de nourriture auquel il n’était plus habitué. Il voulu s’arrêter près d’une rivière pour y boire mais manqua son coup et atterrit en plein dans l’eau. Le tout combiné associé à ce vol forcé l’avait privé de toute énergie. Il n’avait plus la force de nager et sombra dans l’inconscience, emporté par le courant.

Il se réveilla bien plus tard sentant quelque chose d’inhabituel sur lui : du tissu. Quelqu’un avait placé sur lui une couverture et il était allongé sur un lit. Il découvrit qu’il était dans une petite maison simple. Il faillit, dans un réflexe attaquer l’humaine qu’il découvrit dans la pièce adjacente. Mais celle-ci lui tendit un fruit dont l’odeur calma momentanément les ardeurs du dragon. En dévorant ce dernier, il put remarquer plusieurs choses.

La femme était très âgée et ses yeux, d’une couleur inhabituelle ne bougeaient jamais. Eliel appris plus tard que, bien qu’elle puisse savoir où il était, elle ne voyait rien. Elle ne semblait pas hostile et lui présentait même déjà d’autres fruits apparemment tout aussi succulents que le premier, déjà entièrement avalé.

Eliel resta quelques temps auprès de la vieille dame. Elle l’appelait tout le temps « mon fils » bien qu’Eliel n’ait jamais compris pourquoi. Parfois, il essayait de comprendre la vielle dame :

   - Je ne suis pas votre fils. Je suis Eliel et je suis un dragon.
   - Et moi, je suis Sophia. Je suis une humaine.
   - Mais vous n’êtes pas ma mère !
   - Un jour… Tu comprendras qu’un mot peut avoir plusieurs sens.


Elle se contentait alors de sourire en hochant la tête. Eliel, lui, boudait en ayant l’impression qu’elle se fichait de lui. Maintenant qu’il était physiquement libre, son esprit se libérait aussi. Et l’enfant qu’il était et qu’il avait scellé en lui se libérait à son tour, provoquant un étrange mélange entre une certaine maturité acquise par la force des choses et cette enfance qui remontait.

Le dragon profita du temps passé à doucement se remettre de ses carences alimentaires et à s’habituer à ce grand monde qui s’était ouvert devant lui. Sophia lui avait confectionné une écharpe qu’il refusa, estimant qu’il n’en avait pas besoin.

Par la suite, il apprit à pêcher les poissons dans la rivière où il avait été repêché, à perfectionner sa chasse, notamment d’animaux plus importants et surtout, avoir des conversations plus ou moins civilisées bien que ces dernières soient assez courtes.

Un jour, il découvrit Sophia étendue sur le sol de sa petite demeure. Elle ne respirait plus. Eliel mit un bon moment à comprendre. Il n’avait vu personne attaquer la vieille dame. Elle n’était pas malade et lui-même ne lui avait rien fait. C’était juste la première fois qu’il était confronté à une mort naturelle, une mort de vieillesse. Jusque là, il n’avait pas pris conscience que ça pouvait arriver. Personne, non plus, ne le lui avait jamais dit.

Il envisagea très brièvement de la manger. Mais quelque chose le retint de le faire. Là encore il mit un certain temps avant de comprendre. Sophia avait été une personne douce, gentille et protectrice vis-à-vis de lui. Ça lui rappelait sa mère. Il n’avait pas envie de manger Sophia. En fait il réalisa même qu’il n’avait pas envie qu’elle soit morte. Il redécouvrit pour la première fois la tristesse. Un moment douloureux par lequel passer mais qui était, au final, positif. Malgré tout, il était toujours capable d’avoir des sentiments.

Le temps d’accepter la situation, il décida de ne pas l’abandonner là, comme ça. Il alla la déposer dans l’eau de la rivière et la rendit à la nature. Leur destin s’étaient croisés lorsqu’elle l’avait sorti de l’eau et ils se séparaient au moment où, lui, la fit entrer dans ces mêmes eaux.

Il récupéra l’écharpe que Sophia avait conservée « au cas où tu changerais d’avis ». Finalement, il avait effectivement changé d’avis et avait bien envie de la garder. Il parti alors, résolu à enfin profiter de sa liberté. Il vit ça comme une renaissance. Et qui sait, peut-être croiserait-il d’autres Sophia ? Elle lui avait au moins montré que tous n’étaient pas comme le mage noir et ses amis.

Eliel voyagea alors un peu à sa guise en évitant de se lier affectivement à qui que ce soit. Il ne voulait pas prendre le risque de retomber sur quelqu’un comme ses geôliers. Cela ne l’empêchait pas, cependant, de profiter du contact avec autrui. Notamment le contact physique. Il découvrit rapidement et sans le moindre doute son orientation sexuel suite à divers essais.

Après tout, il avait déjà été privé de ce qui pouvait lui plaire pendant plusieurs années alors pourquoi se priver encore alors que plus rien ne l’y obligeait ? Cela concernait aussi le reste de sa vie. Il ne se privait plus du tout pour manger ce dont il avait envie.

La seule chose qui le dérangeait c’était sa magie. Il continuait de l’utiliser parce que c’était un moyen de faire face en cas de conflit mais… Vu ses conditions d’apprentissage il ne savait pas trop si c’était quelque chose de bien ou de mal. Il évitait donc de trop y penser et réglait la question, quand elle survenait, en se disant que c’était loin d’être aussi mal que ce que certains pouvaient faire.

Il découvrit peu à peu le monde en tant qu’adulte. Enfin, plus ou moins. Eliel avait, après tout, conservé une grande part de son âme d’enfant et celle-ci, n’étant plus limitée, ressortait plus facilement. Cette dualité ne déplaisait pas à Eliel alors il continua comme ça.

Depuis, Eliel voyage au gré de ses envies ou de ses besoins. Il ne pratique aucun métier de manière fixe. Pour gagner de l’argent il a déjà su profiter de sa chasse en vendant ses prises ou en s’improvisant cuisinier avec les produits même si, généralement, il préfère directement se nourrir avec le gibier qu’il récolte. Il a fréquenté la guilde de l’effeuillage où il s’est fait de l’argent via la prostitution. Il s’est aussi de temps en temps essayé au mercenariat. Cependant, c’est uniquement quand le besoin d’argent se fait ressentir, rien de permanent qui puisse être défini comme métier principal.

Pour le reste, Eliel est actuellement assez peu impliqué par le conflit de la guerre du nord bien qu’il soit dans la région. Il a bien conscience des tensions présentes mais son manque cruel de connaissance en géopolitique et en religion fait qu’il a énormément de mal à appréhender la situation et à en comprendre les tenants et les aboutissants.


   
Et vous ?
Votre âge : Vu que ça change tout le temps, faites donc le calcul par rapport à ma date de naissance qui est le 26 novembre 1989 !
Pourquoi ce forum ? : Parce que j'ai participé à des jeux de rôles Memtis ; que j'ai été « bêta-lecteur » du roman Memtis et que, dans chacun de ces cas, j'ai toujours beaucoup aimé l'univers. Là, j'avais envie de le vivre d'une nouvelle manière même si ça fait (trop) longtemps que je n'ai plus fait de RP sur un forum de ce genre.
Un dernier mot Jean Pierre ? : Je ne confirme ni n'infirme jamais rien !
   

   
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Message par Eliel Arkanea le Jeu 24 Mai - 23:21
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