Dans un univers façonné par des dragons divins, ou moult races et magies se côtoient, venez prendre part a la grande fresque de cet univers (NC-18 pour les thèmes abordés)


Recontre bucolique

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Rencontre bucolique
Le village d'Ayyike avait toujours été un coin tranquille. C'était une charmante petite bourgade, au Nord-Est de Gor, au pied des contreforts de la Dent du Dragon. Même après la révolte des esclaves, les habtiants n'avaient pas été embêtés outre mesure. Ils étaient au fond de la vallée, presque enclavés dans les montagnes et celles-ci les séparaient de Swam. Le début de la Guerre du Nord, bien sûr, avait un peu changé les choses. Craignant un embrasement du conflit, les militaires de Gor avait fait du village une petit base arrière, dotée d'une faible garnison. L'idée était qu'il serve de lieu de repos pour les soldats et peut être, si le conflit venait à réellement dégénérer, y implanterait-on un hôpital de campagne.

Maragon connaissait ce village. Les ordres de sa maîtresse l'y avaient envoyé par le passé. Cependant son dernier passage remontait à plus d'un siècle, et il n'était pas sûr que l'on se souvienne encore de lui. Il eut un sourire à cette pensée. Il était de temps de remédier à cela et de s'assurer qu'on entende de nouveau parler d'Ayyike à la cour de Gor.

Ses soldats se trouvaient autour de lui : vingt-cinq silhouettes menaçantes en armure noire armées jusqu'aux dents. Les fidèles d'entre les fidèles, liés à la volonté de Kedelos par la magie et des serments inviolables. En quelques gestes, il leur donna leurs ordres, et les soldats prirent leurs positions silencieusement. Il tendit ensuite son bras vers le village qui s'éveillait tout juste, baigné dans la brume, et ferma le poing.

Comme un seul homme, les chevaliers noirs s'élancèrent. Ce fut le chaos en un instant. Le galop des cavaliers démoniaques fit trembler le sol et les quelques villageois déjà sortis de leur masures furent renversés et piétinés par la charge. Leurs cris de terreur réveillèrent le village et les autres habitants ne sortirent de chez eux que pour être fauchés à leur tour.

Maragon rentra dans une des habitations. D'un coup d'épée négligent, il éviscéra l'homme qui se présenta face à lui armé d'un balais ridicule. Il avisa trois femmes, dont deux encore enfants, serrées dans un coin de la modeste demeure, tremblante. Les enfants pleuraient. Rengainant son arme, il attrapa la mère par le col et la traîna au dehors. Ses enfants s'agrippaient à elle et Maragon ne fit rien pour les séparer. Dehors, ses hommes faisaient de même, et il confia ses prisonniers à deux d'entre eux, qui en gardaient déjà une dizaine.

Une clameur attira bientôt son attention : la petite garnison passait à l'attaque. Une quinzaine de soldats s'élancèrent en criant pour s'écraser sur le mur de bouclier des chevaliers. Maragon chargea à son tour. En quelques passes d'armes, il se débarrassa de leur chef de trois hommes d'armes, alors que ses suivants fauchaient le reste. Le capitaine de Gor fut pris vivant et mené devant lui.

"Je ne sais pas qui vous êtes, mais seule une bande de lâche attaque un village désarmé et inoffensif. Si ce sont les esclaves qui vous envoient, que ces chiens ne prétendent plus jamais valoir mieux que nous.

Sur ces mots, ils cracha par terre et soutint le regard de Maragon avec un air défi. Celui-ci sourit sous son casque avant de l'enlever.

"Crois moi, mortel, j'ai été envoyé par des êtres bien plus puissants et bien plus dangereux qu'une bande d'esclaves en loques vautrés dans la fange. Mais il était temps que quelqu’un vienne un peu les aider. Il ne faudrait pas qu'ils perdent cette guerre trop vite. Parfois, un bain de sang doit se préparer et se favoriser.

A ce moment, Maragon apparut un bref instant sous sa forme démoniaque. Le capitaine lança un cri de terreur et tenta d'échapper aux gardes qui le maintenaient à genoux, sans succès. Il hurlait encore lorsque Maragon se détourna en remettant son casque. Il hurlait encore lorsque les prisonniers furent exécutés de mille manières cruelles et inventives pour la plus grande gloire de Kedelos. Il ne se tut que lorsque les flammes qui enveloppaient son bucher le consumèrent.

Maragon sourit en observant le village. Il n'était plus qu'un champ de ruines, de flammes et de sang. En découvrant ça, Gor ne pourrait que penser à un raid punitif des esclaves de Swam. Voilà qui s'appelait jeter de l'huile sur le feu. Alors qu'il retournait vers son cheval et que ses hommes commençaient à se rassembler, Aetris, l'un de ses lieutenant versés dans les arts magiques, l'interpella.

Monseigneur, quelqu'un approche. Je le sens.
- Embusquez-vous et attendez. Nous allons le prendre vivant. Un témoin complaisant peut toujours être utile.


Acquiesçant, les chevaliers noirs se dispersèrent sans un bruit pour encercler le village et refermer le piège autour du voyageur imprudent...
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Message par Maragon Er-Mûrazor le Lun 9 Juil - 0:35
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Rencontre bucolique

Décidément, ce contrat aura été long… Quand Virion l’avait accepté, il s’attendait à trouver sa cible dans le Clos… Puis il s’est révélé qu’elle était partie à la Jetée. Et quand l’assassin avait atteint les lieux, c’était pour découvrir qu’elle avait rejoint Gor ! Quelle idée de prendre un contrat sur un barde itinérant… D’accord, ça faisait du voyage, mais quand même ! Surtout que le pays était loin d’être la destination favorite d’un demi-elfe demi-eyrien, mais un contrat était un contrat. Il espérait juste qu’il ne lui faudrait pas encore changer d’endroit…

Cependant, alors qu’il approchait du village d’Ayyike, il remarqua la colonne de fumée. Dans le ciel grisonnant propice à un orage, il ne l’avait pas bien discerné jusque là, mais maintenant qu’il était assez près elle était devenue assez évidente. Quelque chose brûlait fortement… Aucune odeur n’était chariée jusqu’ici, mais la situation intrigua Virion. Un incendie ? Un pillage ? Si le village était en pleine urgence, il aurait du mal à entrer en toute discrétion. Ainsi il opta pour une approche discrète.

L’assassin avança vers les lieux en profitant du moindre couvert rocheux des environs. Plus il s’approchait, plus il découvrait le théâtre macabre du village. Ce n’était clairement pas un simple “incident” : une force armée avait fait un massacre. Pourtant, de ce qu’il savait, le front était sensé être au Sud, ainsi aucune armée en maraude n’était supposée passer par ici pour se livrer à du pillage. Si pillage il y avait eu… Virion se cacha quelques instants, le temps d’observer les environs. Il ne voyait rien bouger, et n’entendit aucun bruit autre que le crépitement des flammes mourantes.

Vu la situation, cela venait de se produire il y a peu, mais si aucune troupe n’était visible dans la zone, alors soit elle était partie, soit elle était cachée… Et l’assassin n’avait rien aperçu partir des lieux alors qu’il approchait.

Son instinct lui faisait clairement sentir qu’il était dans une sale situation. Tendu comme une corde d’arc, il restait sur ses gardes, épiant le moindre mouvement ou bruit. Bordel, Gor n’était décidément pas un pays sympathique…

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Message par Virion Malael le Lun 9 Juil - 19:31
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Rencontre bucolique
Maragon attendit un certain temps, embusqué dans les restes fumants d'une cahute, que l'intrus arrive. Ses hommes s'étaient déployés autour du village et dans les ruines, immobiles et silencieux. Une lourde atmosphère d'attente planait sur la troupe. Aetris fut le premier à le repérer, bien aidé par sa maitrise de la magie de perception. Il indiqua discrètement sa position à son chef.

Maragon était perplexe. Que venait donc faire un Eyrien si loin de chez lui et si profondément enfoncé en territoire hostile. Vu le contexte, les habitants de Gor en étaient presque à tuer à vue tout non-humain surpris sur leurs terres. Celui-là avait en plus l'air dangereux, comme en témoignait le dard de scorpion recourbé au dessus de sa tête et les vêtements trop ajustés et parfaitement taillés pour être honnête. Celui-là était un combattant de quelque sorte ou Maragon n'était un pas démon. Le fait qu'il s'agisse d'un Eyrien scorpion était un avantage en soi. Maragon supposait en effet que l'autre comptait largement sur le venin de son dard, venin à l'efficacité douteuse sur des esprits enchâssés dans des armures. Si l'on ajoutait l'effet de surprise, cela devait être un prisonnier facile. Pour autant, quelque chose comme un pressentiment lui disait de se méfier.

Tout en gardant sa proie à l'oeil, il donna quelques ordres rapides et muets avec ses mains. Tournant la tête derrière lui, il aperçut une demi douzaine de ses chevaliers sur leurs montures, prêt à se ruer à sa poursuite si l'intrus parvenait à échapper au premier encerclement. Les autres étaient prêts à bondir.

Il se doute de quelque chose, il faut agir vite pensa Maragon. Tendant son bras vers sa cible, il serra le poing, paume vers le haut. Aussitôt, ses chevaliers s'élancèrent. Il n'y eut ni cri de guerre, ni hurlement terrifiant, juste la vitesse surnaturelle des armures se ruant sur l'Eyrien. Derrière lui, Maragon entendit les cavaliers s'élancer également. La retraite de l'Eyrien était déjà coupée par trois soldats qui bondissaient vers lui, mais on était jamais trop prudent...
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Message par Maragon Er-Mûrazor le Mar 10 Juil - 13:18
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Rencontre bucolique

Un instant il n’y avait rien qui trahissait leur présence, ni bruit ni visuel, et soudainement Virion voyait une bonne dizaine de chevaliers en armure se diriger vers lui, dans une discipline militaire notable. Certains étaient à pieds et d’autres à cheval, mais tous agissaient de manière très coordonnée. Tout cela écartait la possibilité de simples pillards, il s’agissait donc vraisemblablement d’une troupe rattachée à une armée… Ce qui soulevait beaucoup de questions, mais ce genre de préoccupation n’était pas la priorité actuelle de l’assassin.

Il analysa d’ailleurs la situation : il était à pied, seul contre au moins dix guerriers bien protégés - peut-être même plus si certains demeuraient encore cachés - et en plein jour. Une des rares choses en sa faveur était le terrain rocheux, dont il pouvait plus facilement profiter par rapport à des soldats lourdement équipés. Néanmoins, un affrontement dans ces conditions était inenvisageable ; et s’il avait été repéré aussi facilement, alors sa seule option viable était la fuite. Mais avec des cavaliers à ses trousses, ce n’est pas dans les plaines qu’il pouvait escompter s’éclipser. Il lui fallait disparaître dans les montagnes en esquivant les soldats ainsi que les potentiels projectiles.

Ha, les situations critiques, un véritable bonheur.

Virion dégaina deux dagues alors que trois armures arrivaient à proximité de sa position, plutôt pour se défendre que pour chercher à abattre ses adversaires. Bien sûr, s’il avait une opportunité il n’hésiterait pas à en éliminer un, mais sa survie lui importait bien plus dans l’immédiat. Quand le premier guerrier fut quasiment à portée, le demi-elfe prit appui sur le rocher qui lui servait d’abri afin de se projeter vers l’assaillant. Il lança une dague vers le bras armé de celui-ci pour le perturber un instant, juste assez pour lui arriver dessus sans prendre un coup au passage. L’assassin mit tout son poids à l’atterrissage, faisant basculer le combattant, et dégaina une nouvelle dague dans un mouvement souple. Avisant le deuxième guerrier qui lui fonçait dessus, il effectua une roulade sur le côté afin d’éviter le coup qui lui était destiné et enchaîna en fouettant de sa queue le heaume du troisième. Trouver une ouverture pour piquer lui paraissait trop complexe et risqué, autant se servir de son appendice autrement…

Le demi-Eyrien n’attendit pas que ses assaillants se reprennent pour l’attaquer à nouveau et piqua un sprint vers les contreforts rocheux. Deux autres chevaliers apparurent à pied pour lui barrer la route en même temps que le galop de plusieurs chevaux se rapprochaient de sa position. Le temps pressait. Virion feignit un assaut sur celui de gauche avant de se rétracter au dernier moment, l’enjoignant à porter un coup dans le vide. Il profita de l’ouverture pour le contourner en le plaçant sur le chemin de son compagnon et atteignit enfin les rochers.

Mais alors qu’il s’apprêtait à grimper pour échapper à ses poursuivants, une main le saisit brutalement par la queue et le décrocha de son mur d’escalade pour l’envoyer au sol. Le deuxième guerrier avait été plus réactif que prévu… Et il le tenait maintenant à sa merci, l’épée pointée sur sa gorge. Ces chevaliers étaient bien plus agiles que la normale vu leur équipement, en plus de dégager une impression fort désagréable.

Enfin bon, vu où il en était, Virion n’en avait plus grand chose à faire. Il haussa les épaules et lâcha ses armes, puis leva les mains avec un air plus déçu d’avoir perdu que résigné à son sort.

- Bon d’accord, vous m’avez eu. Mais à 10 contre 1, c’est pas vraiment du jeu. Bref, vous comptez me faire quoi, qu’on en finisse vite ?

La mort, la prison, l’esclavage... Tout ça ne le dérangeait pas plus que ça : la mort finissait toujours par arriver, et le reste on pouvait s’en échapper. Il préférait juste éviter la torture s’il le pouvait, même si ça ne dépendait pas vraiment de lui.

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Message par Virion Malael Hier à 22:33
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